
Michaëlle Sergile
Et puis parfois, un souvenir
2026.01.16 – 03.28
Ce nouveau projet de l’artiste Michaëlle Sergile prend comme point de départ les récits de trois femmes haïtiennes ayant immigré au Québec et à New York à différents moments : sa mère, Marie Wilnie Brézault, la journaliste Michèle Montas et l’écrivaine Marie-Célie Agnant. Que leur parcours soit motivé par l’exil, la contrainte ou le souci de transmission, ces femmes portent en elles l’histoire et l’espace géographique de ces multiples territoires.
Avec des installations de grande envergure alliant la vidéo, le textile, le son et la sculpture, l’artiste propose une réflexion sur le deuil où le langage du glitch, ces parasites du son et de l’image, permet de brouiller les temporalités. Ici, la fragmentation géographique, architecturale et visuelle ouvre des espaces où mémoires politiques, intimes et familiales se mêlent et perturbent les lectures linéaires de l’histoire.
L’artiste tient à remercier chaleureusement Marie-Célie Agnant, Michèle Montas et Wilnie Brézault ainsi que David Bontemps, Joséphine Denis, Paul Toussaint et Kadidia Traoré et Miguel Sergile. Elle remercie également Dominique Desbiens de l’Atelier Circulaire, Gregory Prescott et Natacha Chamko de l’Atelier Clark, le Centre des textiles contemporains de Montréal, le Centre international de documentation et d’information haïtienne, caribéenne et afro-canadienne (CIDIHCA) et le Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ).