
Créer à rebours vers l’exposition :
Le cas du site specific à Montréal
2026.01.16 – 03.28
Dans les années 1980, les artistes de Montréal connaissent un engouement pour les installations qui mettent en jeu l’espace architectural pour lequel elles ont été spécialement conçues. Leur intérêt pour ces pratiques émane de deux influences principales des années 1960 et 1970 : la démarche in situ de Daniel Buren et, de l’autre côté de l’Atlantique, les ambitieuses interventions architecturales réalisées par Gordon Matta-Clark et les artistes appelé·es à investir le site du P.S.1 Contemporary Art Center, dans le quartier de Long Island City, à New York.
Qu’elles aient lieu dans des appartements privés, des sites désaffectés ou encore des endroits inusités, les interventions site specific regroupées ici diffèrent de l’art public et de la sculpture environnementale, bien qu’elles découlent, tout comme ces pratiques, d’une volonté de sortir des circuits traditionnels de l’art. Elles se distinguent en cela des installations présentées dans les lieux d’exposition habituels (musées, galeries commerciales, etc.) de même que de certaines pratiques in situ qui, comme l’indique l’historienne de l’art Johanne Lamoureux, « se [contentent] de désigner un lieu plus ou moins anonyme dans la mesure où celui-ci [est] ciblé dans sa fonction générique et non dans son caractère spécifique1 ».
Cette exposition documentaire – qui s’inscrit dans le projet de recherche Créer à rebours vers l’exposition sur la pratique et l’histoire des expositions au Québec et leur documentation – et la chronologie sélective qui l’accompagne visent à retracer le développement de ce phénomène dans la métropole de 1980 à 1989.
VOX tient à remercier pour leur précieuse contribution Raymonde April, Céline Baril, Sylvie Bouchard, Eva Brandl, Johanne Chagnon, Tim Clark, Pierre Dorion, Irene F. Whittome, Martha Fleming et Lyne Lapointe, Angela Grauerholz, Lesley Johnstone, Martine Meilleur, Dominique Mousseau, Yves O’Reilly, Alain Paiement, Suzanne Paquet, Andrea Szilasi, Martha Townsend et Richard-Max Tremblay ainsi qu’Artexte, le Centre international d’art contemporain de Montréal, le Centre de documentation Yvan Boulerice, la succession Betty Goodwin - Gaétan Charbonneau et la succession David Tomas - Michèle Thériault.





